ASParis - Gunnel Wåhlstrand - © C. Maignien. 1

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GUNNEL WÅHLSTRAND [solo-exhibition] at Andréhn-Schiptjenko, Paris, September 12 – October 31, 2020.

Gunnel Wåhlstrand at Andréhn-Schiptjenko, Paris
September 12 – October 31, 2020

 

Andréhn-Schiptjenko a le plaisir de présenter les nouvelles peintures de Gunnel Wåhlstrand. L’exposition sera sa première à Paris, et sa quatrième avec la galerie.

Pendant de nombreuses années, Wåhlstrand a travaillé exclusivement avec ce qui pourrait être décrit comme un redéveloppement de photographies personnelles en utilisant la technique du lavis d’encre. Cette technique, qu’elle maîtrise à la perfection, est une manière de peindre où tonalité et ombrage sont obtenus en modulant la densité de l’encre, à la fois sa charge et la pression donnée en un seul coup de pinceau. Une fois qu’un trait est peint, il ne peut pas être modifié ou effacé.  Auparavant, son corpus de travail consistait en des images puisées au sein de ses albums photos de famille. Le lien étroit entre la vie et l’art inhérent à sa pratique est toujours aussi intact quand Wåhlstrand dans ses nouvelles œuvres choisit de délaisser ces albums pour se concentrer sur des images qu’elle a prises elle-même.

Le travail de Wåhlstrand est un processus profondément personnel mais qui a une présence universelle. Le procédé de réalisation de cette documentation méticuleusement reconstruite est extrêmement lent – la technique précise et exigeante, sans droit à l’erreur entraîne une très petite production – physiquement épuisante. Wåhlstrand travaille à même le sol, se plongeant littéralement dans une image pour la voir, comme un moyen pour elle d’approcher physiquement et psychologiquement une histoire ou un lieu personnel. Ses œuvres les plus récentes sont des représentations d’un endroit précis et affectif, au bord de la mer sur la côte ouest de la Suède.

« Sandhaken.

C’est le tournant. La fin de la promenade dans les bois et sur les falaises. Vers la fin de la journée, c’est là que le soleil se couche. C’est un petit coin de sable au bord de la mer. C’était à l’époque sous l’eau. J’ai cette vieille carte dessinée à la main où ce coin n’est pas marqué. De penser à cet endroit et à la route pour y accéder, est devenu une sorte de mantra me conduisant directement à l’essentiel. Quand j’y suis réellement, ce n’est qu’un bel endroit, mais la mémoire du lieu est bien plus que cela. Dans la recréation vit l’espoir de l’éternité et le désir de comprendre et d’être pleinement immergé dans le paysage. Chaque couche est une répétition, et à la fin je la connais par cœur. Je n’ai qu’à fermer les yeux pour y être.

Trois sections de cette immense île dont je ne me lasse pas. J’escalade ces rochers depuis plus de 40 ans maintenant, mais je suis toujours surprise. Il y a de nombreux sentiers à travers les bois menant chacun à différentes parties du front de mer. La forêt est dense, elle sent le pin et la bruyère. Vous continuez à marcher et soudain le chemin se termine et vous êtes face à l’océan, et en quelque sorte face à vous-même. »

Gunnel Wåhlstrand, juin 2020

Gunnel Wåhlstrand (née en 1974), qui vit et travaille à Stockholm, est représentée par Andréhn-Schiptjenko depuis 2003, année où elle sort diplômée de l’Académie royale des beaux-arts de Stockholm avec une exposition de fin de diplôme acclamée. Elle a depuis développé une œuvre exceptionnelle. Sa dernière exposition personnelle institutionnelle a eu lieu au Göteborgs Konstmuseum conjointement avec la bourse culturelle Sten A Olsson (2019) et avant cela au Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam, Pays-Bas et Magasin III Museum & Foundation for Contemporary Art, Stockholm, Suède (les deux 2017).

 


It is with great pleasure that Andréhn-Schiptjenko presents an exhibition of new paintings by Gunnel Wåhlstrand. The exhibition is her first in Paris and her fourth with the gallery.

For many years, Wåhlstrand has worked exclusively with what could be described as a re-development of private photographs using ink-wash. This technique, that she masters to perfection, is a manner of painting where tonality and shading is achieved by varying the ink density, both the ink load and the pressure within a single brushstroke. Once a stroke is painted, it cannot be changed or erased.

Her body of motives has previously consisted of images from her family photo album, and the close connection between life and art is intact when Wåhlstrand in her new works chooses to leave the earlier albums behind and focus on images she has taken herself.

Wåhlstrand’s depiction is a deeply personal process yet has a universally affecting presence.  The procedure of making this meticulously reconstructed documentation is painstakingly slow – the precise and demanding technique commands a very spare production – and physically taxing. Wåhlstrand literally works on hands and knees, immersing herself in an image in order to see it, as a way for her to physically and psychologically approach a personal history or place. These most recent works are renderings of a place of personal history and resonance, by the sea on the westcoast of Sweden.

Sandhaken.

This is the turning point. The end of the walk through the woods and out on the cliffs. Towards the end of the day this is where the sun sets. It is a small wedge of sand by the sea. It used to be under water. I have this old hand drawn chart where this wedge is not marked. The thought of this place, and the way there has become a sort of mantra leading me straight to the essential. When I am actually there it is merely a beautiful spot, but the memory of the place is so much more. Within recreation lives the hope of eternalization, and the wish to understand and be fully immersed in the landscape. Every layer is a repetition, and by the end I know it by heart. I only need to close my eyes to be there.

Three sections of this immense island I never get tired of. I have climbed these rocks for over 40 years now, but still get surprised. There are several paths through the woods leading out to different parts of the waterfront. The forest is dense, and smells of pine and heather. You keep on walking and suddenly the path ends and you are faced with the ocean, and in a way yourself.

Gunnel Wåhlstrand, June 2020

Gunnel Wåhlstrand (born 1974) is represented by Andréhn-Schiptjenko since 2003, the same year she graduated from Royal Academy of Fine Arts with an acclaimed graduation show, and has since then developed an exceptional œuvre. She lives and works in Stockholm, Sweden. Her most recent institutional solo-exhibition was at Göteborgs Konstmuseum in conjunction to the Sten A Olsson Cultural Scholarship (2019) and prior to that at the Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam, the Netherlands and Magasin III Museum & Foundation for Contemporary Art, Stockholm, Sweden (both 2017).

For further information and images please contact Joséphine Bursachi at josephine@andrehn-schiptjenko.com

Next exhibition: Ridley Howard, 5 November – 4 January