Seydoni Promotion video, 1999, The vision. The prime years.

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THERESA TRAORE DAHLBERG [solo-exhibition] at Institut Suédois, Paris, December 19 – February 16, 2020

Usine Seydoni
Theresa Traore Dahlberg
Institut Suédois, Paris
December 19, 2019 – February 16, 2020

Andréhn-Schiptjenko has been invited by the Institut Suédois to present three solo shows by influential contemporary artists from Sweden. This series’ second exhibition will be Usine Seydoni, a solo exhibition by Theresa Traore Dahlberg. The opening takes place on Thursday, December 19th, between 6-8 pm.

Theresa Traore Dahlberg is a visual artist and filmmaker who formulates and mediates engaging complex narratives through sculpture, photography, and film. Her films narrate stories in the expanded field of documentary including themes such as representation of the other, by questioning how individuals, events and places are perceived, interpreted and understood. The artist finds her working material in everyday life, encounters with people from different places play an important role. Traore Dahlberg’s sculptural works often take a point of departure in the material itself, as a physical material and as a container of histories, ideas, and notions. The artist pays attention to production, working conditions, workers’ identities and fates of life, creating art that reflects the complexity of class, women’s roles, and post-colonialism. Traore Dahlberg draws from her own experiences of being anchored in two political and social cultures, Sweden and Burkina Faso, and from the implication of living in a contemporary European context. 

Traore Dahlberg (b.1983, Värnamo Sweden) studied 16mm experimental film at the New School, in New York and at the Stockholm Academy of Dramatic Arts. Later she studied Visual Art at the Royal Institute of Art in Stockholm. Traore Dahlberg has exhibited internationally and in Sweden, in such venues as Zeller van Almsick, Vienna, Austria (2018) and Uppsala konstmuseum, Sweden (2018) and most recently she received Beckers Art Award 2019, which entails two large solo-exhibitions, at Färgfabriken Stockholm and Höganäs Museum, Höganäs, Sweden. In 2019 she also exhibited at Musée National du Burkina Faso. She has been awarded the Tempo Documentary Short Award for her film The Ambassador’s wife (2018) which was also shown at the Toronto Film festival, Tiff, Berlin, Clerement ISFF, Telluride and Artist Films International, Bonniers Konsthall, Whitechapel and more. Her first film Taxi Sister (2011) was about the everyday life of a Senegalese female taxi driver, and her film Ouaga Girls (2017) was her first feature-length documentary.

The exhibition showcases Cassettes, a partially interactive work, as well as two video works; Seydoni Promotion video, 1999, The vision. The prime years and Factory Back, 2019, From Storage to Musée National du Burkina Faso.

 The production company Seydoni was founded in 1998 by Theresa Traore Dahlberg’s father, Richard Traore, a pioneer of the music industry in Burkina Faso. By creating a national platform for production and distribution, the predominant production patterns were broken when music had previously been recorded in other countries and then imported. Seydoni established an infrastructure for the entire production chain by starting business associations, arranging competitions and concerts, and training music producers, sound engineers, editors and industrial technicians. 

In 1998, they also started the country’s first cassette factory, which during its first two years produced an average of 20,000 cassettes a day from 350 different artists with over 1.6 million albums sold. As technology progressed, the cassette tape soon became outdated and the production closed in 2005. Since then, the machines have been standing, unusable in a storehouse and the cassettes have been in boxes.

In Cassettes, Dahlberg has unpacked the tapes, unpacked what is today a very important part of the cultural history of Burkina Faso.  A proof of a time when the music industry was booming, and of a vision to try to change set structures and create a platform for artistry and expression that has later come to play an important part of the society and self-identity. It points to how industrial changes and transitions can render something so highly valued useless overnight. 

Institut Suédois, 11, rue Payenne, 75003 Paris is open Wednesdays – Sundays from noon-6pm.

Upcoming exhibitions:

20.02.2020 – 19.04.2020: Annika Larsson

For further information and images please contact

paris@andrehn-schiptjenko.com

Andréhn-Schiptjenko a été invité par l’Institut Suédois d’y présenter successivement trois expositions personnelles d’artistes suédois influents. Cette deuxième exposition de la série sera Usine Seydoni, une exposition personnelle de Theresa Traore Dahlberg. Le vernissage a lieu le jeudi 19 décembre de 18h à 20h.

Theresa Traore Dahlberg est une artiste plasticienne et cinéaste qui formule et assure la médiation de récits complexes et engageants à travers la sculpture, la photographie et le cinéma. Ses films racontent des histoires dans le domaine élargi du documentaire, y compris des thèmes tels que la représentation de l’autre, en interrogeant la façon dont les individus, les événements et les lieux sont perçus, interprétés et compris. L’artiste trouve son matériel de travail dans la vie de tous les jours, les rencontres avec des personnes de milieux différents jouant un rôle important. Les œuvres sculpturales de Traoré Dahlberg prennent souvent comme point de départ le matériau lui-même, en tant que matériau physique et en tant que conteneur d’histoires, d’idées et de notions. L’artiste s’intérresse à la production, aux conditions de travail, à l’identité des travailleurs et à la destiné, créant un art qui reflète la complexité des classes, les rôles des femmes et le post-colonialisme. Traore Dahlberg puise dans ses propres expériences d’ancrage dans deux cultures politiques et sociales, la Suède et le Burkina Faso, et dans l’implication de vivre dans un contexte européen contemporain.

Traore Dahlberg (née en 1983, Värnamo Suède) a étudié le film expérimental 16 mm à la New School, à New York et à la Stockholm Academy of Dramatic Arts. Plus tard, elle a étudié les arts plastiques au Royal Institute of Art de Stockholm. Traore Dahlberg a exposé à l’international et en Suède, dans des lieux tels que Zeller van Almsick, Vienne, Autriche (2018) et Uppsala konstmuseum, Suède (2018) et, plus récemment, elle a reçu le Beckers Art Award 2019, qui comprend deux grandes expositions personnelles, à Färgfabriken Stockholm et Höganäs Museum, Höganäs, Suède. En 2019, elle a également exposé au Musée National du Burkina Faso. Elle a reçu le Tempo Documentary Short Award pour son film The Ambassador’s wife (2018) qui a également été présenté au festival du film de Toronto, Tiff, Berlin, Clerement ISFF, Telluride et Artist Films International, Bonniers Konsthall, Whitechapel et plus encore. Son premier film Taxi Sister (2011) portait sur la vie quotidienne d’une conductrice de taxi sénégalaise, et son film Ouaga Girls (2017) était son premier long métrage documentaire.

L’exposition présente Cassettes, une pièce en partie interactive, et deux œuvres vidéo;

Seydoni Promotion video, 1999, The vision. The prime years, ainsi que Factory Back, 2019, From Storage to Musée National du Burkina Faso.

La société de production Seydoni a été fondée en 1998 par le père de Theresa Traoré Dahlberg, Richard Traoré, pionnier de l’industrie musicale au Burkina Faso. En créant une plate-forme nationale de production et de distribution, les anciens schémas de production prédominants, lorsque la musique avait été précédemment enregistrée dans d’autres pays puis importée, ont été brisés  Seydoni a établi une infrastructure pour toute la chaîne de production en créant des associations commerciales, en organisant des concours et des concerts et en formant des producteurs de musique, des ingénieurs du son, des monteurs et des techniciens industriels.

En 1998, ils ont également ouvert la première usine de cassettes du pays, qui au cours de ses deux premières années a produit en moyenne 20 000 cassettes par jour à partir de 350 artistes différents et avec plus de 1,6 million d’albums vendus. Au fur et à mesure que la technologie progressait, la cassette est rapidement devenue obsolète et la production a cessé en 2005. Depuis lors, les machines sont toujours dans un entrepôt, inutilisables, et les cassettes sont dans des boîtes.

Dans Cassettes, Dahlberg a déballé les cassettes, déballé ce qui est aujourd’hui une partie très importante de l’histoire culturelle du Burkina Faso. Une preuve de l’époque où l’industrie de la musique était en plein essor, et d’une vision pour essayer de changer les structures établies et de créer une plate-forme pour le talent artistique et l’expression qui est devenue plus tard un élément important de la société et de l’identité de soi. Cela nous fait réfléchir à la façon dont quelque chose de si hautement valorisé peut devenir, du fait de la transition industrielle, inutile du jour au lendemain.

L’Institut suédois, 11, rue Payenne, 75003 Paris est ouvert du mercredi au dimanche de midi à 18 h.

Expositions à venir : 20.02.2020 – 19.04.2020 : Annika Larsson

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paris@andrehn-schiptjenko.com